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Rencontre Les Belles Heures

Sylvain le créateur de la Maison Les Belles Heures, nous invite à découvrir son univers. « Une Maison qui associe le meilleur des savoir-faire textiles italiens et français et puise son inspiration dans une certaine riviera rêvée à l’esthétique épurée ».

Les Belles Heures, Foulards, soie

Bonjour Sylvain, 

Quel a été votre parcours avant de créer Les Belles Heures? 

Je suis originaire de Grenoble où j’ai vécu jusqu’à mes 20 ans et la fin de ma prépa HEC. J’ai ensuite rejoint l’Edhec à Nice puis ai eu la chance de partir étudier pour de courtes périodes à Toronto, Shanghai et Rome. Après quelques stages à Paris chez L’Oréal et dans différentes banques d’investissement, j’ai posé mes valises à Milan pendant 2 ans où je travaillais pour une grande banque française. De retour à Paris, j’ai travaillé dans différents cabinets d’avocats d’affaires puis ai décidé de concrétiser une envie qui couvait en moi depuis longtemps en lançant une marque qui me ressemble.

Quelles ont été vos motivations ?

J’ai toujours eu un goût pour la création, les couleurs, l’association des formes et leur pouvoir d’évocation. L’idée d’avoir ma propre marque aussi c’était quelque chose d’important à mes yeux. À mesure de mon évolution professionnelle dans des fonctions assez éloignées de toute dimension créative pure, l’envie de développer quelque chose de plus personnel devient évidente. Un jour, le croquis d’un imprimé au hasard d’un coin de papier m’incite à le travailler au crayon de couleurs, au feutre puis sur ordinateur. À partir à la rencontre de fournisseurs pour développer des prototypes. Chacune de ces étapes me confirment deux choses: j’aime ça et il y a une histoire à raconter autour d’atmosphères imprimées sur du tissu. Je la nourris des lieux qui m’ont marqués lors de mes voyages. J’y apporte mes origines et ma sensibilité esthétique. L’ADN de la Maison s’affine. La machine est lancée.

Pouvez-vous nous décrire l’univers Les Belles Heures?

Les Belles Heures est une Maison qui associe le meilleur des savoir-faire textiles italiens et français et puise son inspiration dans une certaine riviera rêvée à l’esthétique épurée. La nonchalance et le relâchement sont les maîtres-mots d’une proposition d’accessoires à porter au quotidien d’une manière totalement décomplexée, naturelle et raffinée.

Vos collections, comment sont-elles réalisées?

De manière artisanale, entre l’Italie et la France. Elles sont tout d’abord tissées par une maison qui est établie dans la région de Trévise depuis plus de 150 ans et produit le twill de soie modal qui compose la base de nos foulards. Il est assez dingue parce qu’il associe la noblesse de la soie à la fluidité du modal pour une main unique aussi raffinée que décontractée. Une fois tissées, nos pièces sont imprimées sur les bords du lac de Côme. Elles sont ensuite entièrement – et exclusivement – finies à la main par des artisans du luxe dans de petits ateliers de la région lyonnaise. C’est un savoir-faire assez particulier. On est très fiers de contribuer à le faire perdurer en France. On en a d’ailleurs fait notre signature puisque toutes nos pièces présentent ce roulotté blanc en finition.

D’où viennent vos inspirations ?

Elles sont multiples. L’Italie d’abord, pour l’influence qu’elle a eu sur le développement de ma sensibilité à la couleur. La France pour la manière que nous avons d’associer le naturel à la sophistication, notre sens du style et nos savoir-faire uniques. Los Angeles ensuite, pour le relâchement que j’ai découvert là-bas et qu’on retrouve notamment chez certains artistes contemporains comme Ed Ruscha et dans le côté laid back du hip hop de la côte ouest. Les îles méditerranéennes, le Portugal, le Maroc et tous ces lieux où les odeurs, les couleurs et les textures sont si particulières. Une certaine forme de riviera rêvée aussi où la nonchalance et le raffinement sont érigés en art de vivre.

Quel est le coup de cœur de votre collection? 

Très difficile de sortir un modèle de La Collection N°1 tant nous l’avons développée comme une entité cohérente dans son ensemble. Après c’est vrai que Gênes, 09h17 se détache comme une pièce très forte malgré son apparente simplicité. C’est d’ailleurs notre best-seller. J’aime aussi beaucoup la déclinaison autour de Sori, 10h13 et Sori, 19h23 sur un design plus graphique qui associe un motif de galets à des rayures balnéaires. Il s’en dégage une atmosphère méditerranéenne assez forte.

A qui s’adresse votre collection?

Les Belles Heures s’adresse aux hommes et aux femmes à la recherche d’accessoires de haute facture artisanale qui les accompagneront dans leur quotidien avec une certaine nonchalance raffinée.

Une musique représentative de Les Belles Heures?

Breezin’, la version de 1976 de George Benson. Parce qu’elle nous emmène sur une route sinueuse de bord de mer. Cheveux au vent. Accompagné d’une légère brise.

Un lieu?

Punta Chiappa, dans le parc naturel du Monte di Portofino, en Ligurie. C’est une longue langue de rochers qui s’avancent dans la mer au pied d’une falaise à la végétation méditerranéenne dense. On y accède après 45mn de marche ou par bateau depuis Camogli. Les couleurs y sont saturées. L’eau cristalline. Un ancien couvent y a été transformé en hôtel dissimulé sous les pins. On y mange divinement bien. La vue est folle. Une impression de bout du monde alors qu’on n’est qu’à quelques kilomètres de Gênes.

Un message pour nos lectrices :

Passez nous voir en boutique pour découvrir notre twill de soie modal, il est vraiment dingue !

 Site Web: www.les-belles-heures.com 

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